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 Comment ça c'est un flashback?

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Je suis Pilote F-302 sur l'USS Hammond

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MessageSujet: Comment ça c'est un flashback?   Dim 27 Nov - 20:42

A vrai dire, en faisant le point sur mes actions, je me rends bien compte que je n'ai pas été un gentil garçon. Mes parents doivent être à l'heure qu'il est remplis de honte, mais étrangement, je m'en fous. La seule chose qui m'importe à l'heure qu'il est, est de sortir du joyeux merdier dans lequel j'ai glissé. Ma carrière de menteur pathologique pourrait s'arrêter là, bien que ma conscience intérieure me dit que je rabâche un peu. Bon si on fait le point, j'ai survécu à : l'Alliance Luxienne douze fois, une révolution, une guerre civile, l'esclavage, une prise d'otages, un braquage et deux ou trois affaires mal conclues. Mais de là à me retrouver en cours martial... C'est un peu tiré par les cheveux.

Bon je dois avouer que la minette était belle. Très aguicheuse même, et que j'avais un peu beaucoup picolé. Mais aux dernières nouvelles, c'était moi qu'on avait retrouvé attaché au lit avec des menottes roses bonbons, et le pantalons en bas des pieds... Alors de là à dire que j'ai abusé d'elle... Tiens d'ailleurs elle est là, assise près de son "pôpa" chéri. Elle m'a bassiné des heures avec lui, pourquoi j'ai picolé à votre avis? Mais faut dire qu'elle est sacrément mignonne. Et tellement cultivée. Tiens ce serait pas un sourire mesquin qu'elle m'affiche? La garce... Si seulement j'avais su dès que je l'avais croisé qu'elle serait ma future femme, je me serais un peu mieux comporté. Mais bon, je suis pas le plus galant des hommes. Le romantique semble être le condamné sur ma droite, qui passe pour une contravention impayée. Au vue de sa tête, il doit pas en faire beaucoup des conneries. Tiens... Si je notais son nom et son adresse, histoire de lui escroquer un peu de frics une fois que je m'en serais sorti. Albert E. Philip? La 42ème avenue? Parfait!

Il tremble comme une feuille. Mais les hommes sont tous des minables ici? Bordel Hjul me manque... Ma vie me manque. C'est que j'ai des affaires à régler... Arnaquer les gens demande un certain temps, une grande et minutieuse préparation. Comment ils s'imaginent que j'ai acquis tous ces trésors? Tiens ils en font l'inventaire là... Les pauvres... Ca va leur prendre des heures... Si au moins je pouvais m'appuyer pour dormir... Je tente... Ah ba non. J'ai la poisse...

Le vieux magistrat semble impatient et écourte l'inventaire de mon vieux rafiot. Une petite voie me dit que je n'ai pas finit d'en baver. C'est qu'elle a raison la bougre, regardez-moi cette tête? J'ai l'impression que l'ancêtre va bondir sur moi et me tuer. Toujours se méfier des ancêtres... Quoi il parle? Mince j'ai raté le début.

Après une grande plaidoirie sur les valeurs morales, ou j'ai pu posé un peu mon cerveau de côté et faire le vide, je tente de ramener mes neurones.

"Qu'avez-vous à dire pour votre défense?"

La bonne blague... C'est le genre de situation ou quoiqu'on dise, on est foutue à l'avance. Alors foutue pour foutue, je me lance. Au pire ça en fera rire certains.

"La ptite voulait un cours sur l'amour. Personnellement je suis toujours partant pour les travaux dirigés, plutôt que sur les cours magistraux. Bon par contre j'avoue que je l'avais pas vu venir la petiote. A peine deux trois verres de bu, que je me retrouve attaché et servant de jouet. Mais bon... Si je tiens à la vie, je suppose que je dois m'excuser d'être un homme. Alors au nom de la gente masculine ultra coincée de cette planète, je vous présente mes plus plates excuses pour avoir cédé à la tentation d'une belle femme."

Mince, personne ne rit. Ils hurlent et vocifèrent ma mise à mort.

"Ola ola! Du calme! Je suis sûr qu'on peut trouver un moyen nan? C'est que je tiens à la vie moi... J'ai un commerce à faire durer et des planètes à voir. Je vous rassure, je compte me casser d'ici."

Et là on m'apprend que je n'ai qu'une solution... L'épouser... J'ai a peine le temps de râler et d'accepter, qu'on me conduit devant l'autel de l'église la plus proche. Devant le prête, un autre ancêtre - à croire qu'ils n'ont que des vieux ici - je me présente vite fait à ma future épouse. C'est bien le minimum syndical.

"Archiblad A. Dock, vendeur itinérant et arnaqueur en tout genre. Enchanté Mam'zelle. Ou plutôt future Madame Dock.
-Isabella... Enchantée."


Elle me lance un clin d'oeil coquin, dont je ne comprendrais la signification qu'après la nuit de noces. Qui aurait cru que je trouverais la femme de mes rêves au tribunal?


Dernière édition par Archibald A. Dock le Mer 7 Déc - 12:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comment ça c'est un flashback?   Mer 30 Nov - 13:02

C'est dans les moments les plus critiques de mon existence, que je me mets à parler de ma vie. Allez savoir, je me parle assez souvent. Peut-être que je devrais me remettre en question sur mon train de vie actuel? Personnellement je l'adore. J'ai une femme merveilleuse, et je suis riche. Je voyage partout dans la galaxie et mon commerce est florissant. Alors pourquoi... Mais pourquoi je me fourre toujours dans un merdier pas possible?!

Je les vois en face de mon vieux vaisseau, souriant et riant comme des attardés. On vient tout juste de refaire le plein et Isabella est partie acheter des vêtements pour notre future escale sur une planète gelée. Dieu merci, elle n'est pas là. Ils me parlent, ils ne font que ça d'ailleurs, prétextant que je les ai volé, arnaqué et tout le tralala qui va avec. Moi personnellement, j'ai beau les regarder de travers, faire marcher ma mémoire embrouillée par le tabac, je n'arrive pas à mettre des noms sur leurs visages. Si seulement ils me laissaient regarder mon calepin. Mais non, ils sont trop paranos, et ils me tiennent en joue. Ils sont prêts à dégainer et si je fais le moindre mouvement, je suis cuit. Tiens, je me demande quel goût j'ai?

"Alors Monsieur le Capitain A. Dock, vous ne vous y attendiez pas à celle-là?
-Ba vue que j'arrive pas à me souvenir de vos tronches, personnellement, ça ne me fait rien du tout...
-Espèce de renégat! Tu ne vas pas me faire croire que tu as oublié le catalyseur de dimension à HeÏak!
-Ah çaaaaaaaaaa! C'était vous?! Quoi? Honnêtement, vous avez cru à pareil bobard. Je démarrais à peine dans le milieu et vous m'avez tout acheté. Je dois dire que je mens plutôt bien...
-Pourriture!
-Oh tout de suite les grands mots..."


Survivre dans le monde du commerce, et des finances, c'est savoir gagner de l'argent rapidement. Et le meilleur moyen à mon goût reste encore les arnaques. Arnaquer, gagner de l'argent, le dépenser en objets à vendre, revendre le tout plus cher ou le troquer, tel est cet enchaînement que j'aime et que je réalise toujours. Il faut bien payer les réparations, la nourriture, les vêtements. Et dès fois je récupère des objets tellement rares et insolites, que je n'arrive pas à les vendre. Mais j'avoue que ce coup là... Fut un de mes plus beaux. Qui aurait cru qu'une quinzaine d'années après, on m'en veuille encore?

Je me marre. Un bon moment même. La scène est assez pittoresque d'ailleurs. Ils sont là, médusés, ils hésitent à me canarder ou à m'insulter. Comme s'ils étaient en mode "pause". J'en ai mal aux côtes tellement je ris, mais ça me permet en même temps de réfléchir au moyen de m'en sortir. Heureusement, je sais jouer la comédie à merveille et mon côté calculateur m'a sauvé la vie plus d'une fois.

Je pose négligemment mon pied sur un bouton, qui ouvre une trappe. Me voilà à l'intérieur de mon vaisseau. Ils hurlent, commencent à tirer et je les insulte à l'aide de mon micro. Je cours aussi vite que je peux vers la salle de pilotage. Là j'ai plusieurs options, dont la plus basique : les tuer. Mais j'ai bien envie de m'amuser avec eux. Je sors le canon à l'avant et je leur intime l'ordre de baisser leurs armes. Ils obéissent comme de bons soldats. Esquissant un sourire narquois, je leur demande de poser leurs effets personnels au sol. Idem. Là c'est trop beau. J'en pleurerais presque si je n'avais pas un coeur de pierre, enfin presque en pierre puisque j'aime ma femme.

Et là, j'appuie sur ce bouton. Celui que j'ai toujours voulu tester. Un rayon qui téléporte les gens. Où? Ca j'en sais fichtrement rien. Mais cela m'amuse de les imaginer n'importe où. Une fois tranquille, je ressors et récupère les armes et les trésors déposés. Isabelle arrive, les yeux grands ouverts face à ce spectacle. En comptant les portefeuilles, j'ai de quoi réparer le vaisseau et faire plus.

"Un petit resto dans le centre-ville te tenterais ma bien-aimée? Promis je te raconterais tout en chemin!"
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MessageSujet: Re: Comment ça c'est un flashback?   Mar 6 Déc - 21:27

Je viens de finir. Je suis épuisé et malheureux au plus haut. Ma femme repose maintenant en paix, et la maladie a cessé de la faire souffrir. Je me traîne jusqu'au vaisseau, mais avec une envie irrésistible de me pendre. J'ai perdu la seule personne que j'avais réussit à aimer, et soit dit en passant qui avait réussit à m'aimer. En montant l'échelle, je jette un rapide coup d'oeil sur la tombe. Je suis revenue là ou on s'était rencontré, en prenant le risque de me faire coincer. Mais Isabella tenait à reposer ici. Je ne suis qu'un gros ours tout tendre à l'intérieur....

Tout semble vide et éteint, comme si tout ceci n'était qu'un rêve. Soupirant, je m'en vais à la salle de commandes et je décolle. Je n'ai même pas remarqué que je pleurais comme une madeleine. Ouep... Je suis un gros nounous tout tendre au fond... Si mes ennemis me voyaient dans cet état. Ils riraient un bon coup ces cochons. J'ai cependant fait la promesse de continuer à vivre. Alors je m'en vais vers d'autres horizons, c'est-à-dire vers Carousal, planète de la débauche et de l'alcool (nota bene : Carousal veut dire Beuverie en norvégien). Là je pourrais passer une nuit entière à m'en foutre pleins la tronche et à me moquer de moi-même. Après tout, j'ai bien le droit à une nuit à m'auto punir. Oui je sais, je suis maso. Qui oserait me blâmer pour faire mon deuil à ma façon?

Je file donc à tout allure et j'arrive même plus tôt que je ne le pense. Là, tout n'est que luxure et débauche. Je suis au paradis pour me pochtrôner comme il le faut. Je m'installe, commande un Dobbelt Rammet Anisfrø, puis un autre, puis un autre, puis un autre... Jusqu'à ce que je ressemble à une épave. Je ferme mes yeux un court instant , enfin c'est ce qui m'a semblé être le cas. A mon réveil d'ivrogne, je vois un gamin me regarder, avec un air ahurit.

"Quoi tu as jamais vu un ivrogne?"


Il continue à me regarder ce gredin! Je ne suis pas un type violent, je ne tabasse pas les gosses, aussi, je retourne dormir sur ma table, parmi les cadavres de boisson. J'ai juste eu le courage de redemander un verre.

"Oui... C'est toi que je choisis pour m'aider!

-Gné?"


Le gamin me regarde souriant, voir triomphant. S'il est dans un pétrin pas possible, il a frappé à la mauvaise porte. Je ne fais pas dans le social. Je lui explique que ce n'est pas mon domaine de vente, et qu'il s'est trompé. Mais il me pique mon verre et s'enfuit. Je me lève donc, tant bien que mal il faut l'avouer, et file lui donner une correction. Je dépose accessoirement la somme que je dois, au cas où ils leur prendraient l'envie de m'éjecter ici. Je cours après le môme; pour arriver... A un spectacle navrant.

La maison est en ruine, ils n'ont même plus de toit. En fait, il reste juste une pièce, aménagé en cuisine/salle de bain/salon/chambre. Ils sont six à s'entasser dedans, dont un bébé. Je sens qu'on va me demander un miracle, le genre d'action que l'on voit dans les séries télé mielleuses, que tout le monde adore. En reparlant du môme, il se tient devant moi, droit comme un i, et se lance dans un grand monologue :

"Mon père a fait confiance à un homme, qui lui a proposé une affaire en or. Un catalyseur de dimension. Mais c'était une arnaque et on a perdu tout notre argent. Depuis le cyclone, nous n'avons plus de maison, et nous survivons ici. Il faut que vous nous aidiez:!"

Je digère la pilule, assez difficilement. Je connais cette arnaque, je l'ai monté moi-même. Mais jamais je ne l'aurais faite ici. Ce lieu est le dernier de mes sanctuaires et je tiens au moins à avoir une planète ou me poser. Ce qui veut dire... Qu'on me copie. Je me sens mal à l'aise, serait-ce l'effet secondaire de l'alcool? Je sors, vomis plus loin et me désaltère à une fontaine. C'est l'arroseur arrosé. Je n'aime pas faire ça, ce n'est pas mon style. Mais je ne peux pas permettre un copieur. Et je dois avouer que la bouille du gamin est touchante. Je passe la tête sous l'eau glaciale et je reviens sobre, me présenter aux parents. Je demande un maximum d'informations et je pars faire ma vendetta. Le gamin voulait participer, mais je lui ai susurré à l'oreille que pour son bien être mental, il ne devrait pas voir la suite.

Il est à présent minuit. Je suis assis sur le bureau pimpant du maire de la ville, tenant dans ma main droite mon fidèle couteau... Et dans ma main gauche une autre main. Elle est poilue mais resplendissante vue les tonnes de bijoux qui l'ornent. Le gros bonhomme me hurle qu'il va me tuer et me bannir. Je souris, bêtement dans un premier temps, puis sadiquement dans le second.

"On ne piège jamais Archibald A. Dock. Quoique tu fasses, j'aurais toujours une longueur d'avance. Je connais tous tes faits et gestes, même tes plus sombres pensées. Il me suffit d'une heure, et je peux te pister et dire ce que tu as fais dans la seconde. Ne sous estime jamais ma conscience professionnelle."

Il vocifère et je pose sa main devant lui. "Je t'ai pourtant dit que si tu continuais, je coupais l'autre puis ta langue. Ma chemise est déjà sale par l'alcool, un peu de sang ne changera rien."

Il se calme. Les politiciens sont tous comme ça. Je sourie encore et je me rapproche. "Alors, on a un deal?" Il fait oui de la tête. Ils sont tous facilement manipulable.

Deux jours après, je repars, mais avec de bonnes idées en tête. Cela m'a fait du bien, d'aider cette famille et de me recentrer sur moi et mes objectifs. Je me demande ce que je vais faire. Tiens, si le hasard le décidait. J'enclenche l'hyper-espace, je ferme les yeux et j'attends. Puis j'appuie sur le bouton pour quitter l'hyper-espace. Surprise...
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