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 Love Earth : A Prescription Love

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Brian Pierce
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MessageSujet: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:44

Love Earth

A Prescription Love






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"Les hommes mentent quand ils assurent qu'ils ont horreur du sang" - Ivan Bounine

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:46

Prologue

« Tu es toute ma vie...
Je t'aime depuis la première fois où nos regards se sont croisés.
Dis le moi encore...
Je t'ai....
Pas avec des mots, avec le regard... »

Soudain, il y eut un bref silence et il me regarda avec une telle intensité que je ne pus m'empêcher de le serrer encore plus fort dans mes bras. Je sentais les siens autour de ma taille, la chaleur de son corps se fit plus intense et son souffle chaud sur ma nuque provoquait en moi des frissons de plaisir.

« Tu le dis tellement bien...
Ce n'est rien comparé à ce que je ressens tout au fond de moi.
Et encore moins comparé à ce que je ressens moi.
Personne ne peut aimer quelqu'un autant que je t'aime.
Tu l'as devant toi.
C'est impossible, disait-il de son sourire charmeur.
Je vais te le prouver... »

Nous nous dirigions ensemble vers la chambre, je lui tenais la ceinture. Soudain, je le plaquai contre le mur, je lui donnai un tendre baiser tandis que lui retirait ma chemise, la nuit pouvait commencer...

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:46

Chapitre 1

Mon nom est William Slote, je suis écrivain de métier, peu payé, mais très apprécié. Je suis marié à une sublime personne. Son nom ? Alicia. Nous sommes en couple depuis sept ans, marié depuis quatre. Je l'aime profondément, elle est la femme de ma vie et je sais que je resterai avec elle jusqu'à ma mort. Me décrire ? Cela n'est pas d'une très grande importance, l'apparence ne compte que pour les gens superficiels et impropres à la beauté intérieur, la seule et vraie beauté ; le reste n'est que simple banalité.

En cette journée du 5 décembre 1993, j'étais dans mon salon pour travailler mon nouvel ouvrage dont je n'avais pas encore trouvé de titres. Ma femme était partie à un rendez-vous d'affaire avec un de ses clients, elle était avocate. Je m'occupais donc d'écrire mes lignes quand tout à coup, le téléphone sonna. Je ne répondis pas, car j'avais eu beaucoup de mal à trouver l'inspiration et je ne voulais en aucun cas la perdre, j'avais un rendez-vous avec mon nouvel éditeur. Je ne fis donc plus attention aux sonneries incessantes, cependant, quelqu'un devait sûrement avoir quelque chose d'important à me dire.

Quelques minutes plus tard, j'entendis les voisins du dessus se disputer encore et toujours. Depuis que nous habitions ici, ce qui remonte à environ un an et demi, chaque semaine nous entendions au moins trois disputes, parfois assez violentes. J'entendis une porte claquer et des pas dans les escaliers. Un homme monta dans sa voiture et la fit démarrer. Il était suivi par une femme du même âge. La voiture s'éloignait de plus en plus, la femme, quant à elle, rentra chez elle en pleurant et en criant. Quelques secondes plus tard, j'entendis un bruit strident. La femme avait jeté un vase par la fenêtre, juste en dessous de la mienne. Comment me concentrer avec un tel vacarme ?

Je me remis donc au travail et j'entendis alors la voiture de ma femme arriver dans l'allée commune. Elle avait un bruit assez reconnaissable car le moteur faisait des petits cliquetis toutes les deux secondes environ. Alicia descendit de la voiture, ses talons-hauts résonnèrent très distinctement sur la pierre que composé la cour. Elle entra dans le hall, ouvrit la porte d'entrée puis il y eut un bref silence. Soudain, elle se mit à marcher plus vite et plus fort et j'entendais un léger râlement à travers la porte. Elle entra dans la pièce, je ne le regardais pas. Elle se posta ensuite devant moi, je levais les yeux, elle paraissait vraiment très en colère...

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:48

Chapitre 2

Je replongeais mon regard sur mon travail. Je ne voulais pas me disputer avec Alicia et j'étais assez pressé. Je devais finir mon travail pour un rendez-vous qui avait lieu dans une heure. Elle ne bougea pas, je sentais son regard posé sur moi. Je fis semblant de ne rien voir, mais elle commença à tapoter du pied par terre. Ce bruit de talons-haut sur le carrelage du salon, elle savait qu'il m'énervait au plus au point. L'inconvénient d'être marié, c'est que votre moitié connait toutes vos faiblesses. Je n'avais donc pas d'autres choix que de lui prêter attention.

« Oui chérie, dis-je sur un ton légèrement sarcastique
- Tu te rappelles de ce que je t'avais demandé avant de partir ?
- Je devrai ? Si je ne me souviens pas, c'est que ça ne devait pas être important...
- Va dans la cuisine et tu comprendras.
- Tu vois bien que je suis occupé chérie, j'ai rendez-vous dans peu de temps pour mon nouveau bouquin, je n'ai pas encore fini mon extrait.
- De toutes façons, ces temps-ci tu accordes plus d'importance à ton bouquin qu'à moi... »

Je me levais de ma chaise, je la regardai dans les yeux qui étaient légèrement humides de larmes, elle faisait la moue encore une fois, et je ne pouvais pas y résister. Je pris son visage entre mes mains et je lui donnai un langoureux baiser. Je sentis une de ses jambes se lever et qui vint se poser sur ma cuisse, je me mis alors à sourire. Je mis fin à notre baiser puis je la regardai, elle avait également le sourire aux lèvres.

« Rien ne sera plus important que toi dans mon monde.
- Tu me le jures ?
- Bien sûr que oui !
- Alors...nous pourrions peut-être aller en haut et....
- Je dois finir mon livre chérie.
- Dommage pour toi...
- Comment vas-tu payer tes vêtements de marques si je ne gagne plus d'argent ? Tu as beau avoir un salaire assez conséquent, tu ne pourras pas économiser assez, dis-je en souriant.
- Si tu me prends par les sentiments, je te laisse travailler mon amour.
- Qu'est-ce que j'étais censé faire au fait ?
- La vaisselle, dit-elle en riant et en partant vers la cuisine. »

Je me rassis sur ma chaise et finissais mes lignes manquantes. Lorsque la dernière ligne, le dernier mot et le dernier point furent mis, j'imprimai mon travail et je le mis avec les autres pages. En tout, il devait y avoir une cinquantaine de pages. Je glissais cela dans une pochette, puis dans mon attaché-case et je lançai un petit « à plus tard ma chérie » à Alicia et elle me gratifia d'un petit « bonne chance pour ton rendez-vous ».

J'avais rendez-vous dans un café-bar à dix minutes de chez moi. Quelle aubaine, car je me rendis compte que j'étais en retard de cinq minutes déjà. Je profitais du chemin pour me rendre plus présentable. Je rajustai ma cravate, arrangeai ma coiffure quand je passais à coté d'une vitrine et ajuster mon costume à mes épaules. On aurait pu croire que je me rendais à un rendez-vous galant. J'arrivai au café, je regardai si un homme seul attendait quelqu'un était ici et n'en voyant pas, je m'installai à un endroit où l'on pourrait parler à peu près tranquillement....

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:48

Chapitre 3

J'attendais, encore et encore, dans ce bar malodorant. La puanteur de tabac mélangé à celui du renfermé me donnait la nausée. Je me demandais pourquoi l'éditeur avait choisis cet endroit. J'appelai une des serveuses et commandai un café. Je regardai ma montre, cela faisait à peine sept minutes que j'attendais, j'avais pourtant l'impression que cela faisait deux fois plus longtemps que j'étais ici. La serveuse revînt avec ma commande que je bus d'une seule traite, car j'étais vraiment impatient que l'objet de ma venue arrive.

Soudain, quelqu'un arriva. Il avait une grande barbe blanche emmêlée, un manteau enfin...plutôt une veste de jogging délavée verdâtre et tachée de marron dans le dos. Il avait l'air de chercher quelqu'un. Il regarda vers ma direction, il sourit et il s'avança vers moi. Je ne pus m'empêcher de penser « Me dîtes pas que... ». Au bout du compte, il alla s'asseoir à la table juste derrière moi avec un autre homme au cigare à l'odeur forte qui me piquait la gorge. Il s'installa juste derrière moi, il dégageait une odeur encore plus atroce que la puanteur ambiante de ce bar. Ce fut une odeur d'un vieil alcool fermenté sur ces vêtements et sa barbe avec une petite touche de cendres froides et de transpiration. Plus le temps passa, plus je me demandais si je ne m'étais pas trompé d'endroit...

Un autre homme entra, lui aussi avait l'air de chercher quelqu'un. Il était beaucoup plus soigné que son prédécesseur. Il avait dans l'une de ses mains une petite besace en cuir marron clair avec des documents qui dépassaient légèrement. Il scruta le bar du regard en commençant par le coin opposé de là où j'étais. Quand il arriva à ma hauteur, il me regarda et me questionna du regard. Nous restions comme ça, au moins une bonne minute et je compris que c'était lui. Je me levais donc de ma chaise pour aller l'accueillir comme il se devais. J'ajustai ma veste, mes cheveux et je retroussai mes manche pour la poignée de main. Il fit de même.

« Êtes-vous bien Monsieur Slot, dit-il en me voyant approcher.
- Je suppose aisément, puisque vous connaissez mon nom, que vous êtes mon nouvel éditeur.
- Si toutefois votre livre m'intéresse.
- Bien entendu, dis-je avec un sourire ».

Nous nous serrâmes alors la main. Malgré la fraîcheur régnante dehors, il avait la main chaude. Je l'invitai à ma table, près de « l'homme tabatière », je ne comprenais toujours pas pourquoi le rendez-vous était dans cet endroit. Il n'y avait qu'un seul moyen de le découvrir.

« Pourquoi avoir choisi cet endroit ? Ce n'est pas la meilleure place pour négocier un contrat.
- J'en suis conscient, mais comme je ne savais pas à quoi vous ressembliez, je me suis dit que je vous reconnaîtrai facilement parmi ces ivrognes.
- Si seulement ils n'étaient que des ivrognes...
- Que voulez-vous dire ?
- Oh laissez tomber...euh...je ne connais pas votre nom
- Richards, Stephen Richards.
- Très bien M. Richards, voulez-vous un café ?
- Plus tard, voyons votre travail... »

Je mis mon sac sur mes genoux et fouillais dedans. Je levai les yeux et je voyais Stephen qui regardait autour de lui. Il avait des cheveux assez courts, des lunettes qui mettaient en valeur ses yeux bleus. Il avait une carrure assez imposante, c'était un habitué de la salle de musculation sans doutes. Je n'arrivai pas à détacher mon regard de son visage, il était...fascinant. J'étais si préoccupé par cette fascination que je mis du temps à reprendre mes esprits et remarquer que lui aussi me regardai, mais avec un air interrogateur. Je me sentais ridicule de l'avoir fixé comme ça, il me demanda ce qui se passait, je m'excusai et si j'avais néanmoins pas bu une seule goûte d'alcool, je devais être aussi rouge qu'un ivrogne. Je cherchai encore mes documents et je parvins enfin à les trouver. Je les sortis de mon sac et les lui tendis. Il étudia mes documents, moi je l'étudiai lui, je continuais mon observation. Nous restions silencieux durant dix minutes, puis il prit la parole et me retira de mes pensées.

« Je dois avouer que l'intrigue est assez innovante. Je pense qu'en retravaillant légèrement le style, ce livre fera un bon best-seller.
- J'en conclus donc que mon livre vous plaît.
- J'accepte de publier votre ouvrage.
- C'est vrai ?! Oh merci M. Richards, si vous saviez comment cela me comble de joie !
- Appelez-moi Stephen, ne soyons pas aussi formel. Nous allons travailler ensemble désormais.
- Très bien...Stephen.
- Je ne connais pas votre prénom...
- William, dis-je en souriant.
- Je voudrais bien un café maintenant, dit-il en souriant également. »

J'appelai la serveuse et commandai un café et cet instant précis, je ne pus m'empêcher de lui lancer un sourire de gratitude et je sentais que mon visage chauffait, je devais être en train de rougir une nouvelle fois...

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:50

Chapitre 4


Après mon entrevue avec Stephen, je rentrai chez moi. J'entrai dans le salon, je voyais Alicia allongé sur le canapé en train de regarder une nouvelle fois un de ses films à l'eau de rose, avec cette boîte de mouchoir sur la petite table, prête à être assaillit par les coups de tristesse de ma femme. Je ne voulais pas la déranger et je ne voulais pas non plus regarder ce film. Je me dirigeai vers ma chambre, jetai mon veston sur le lit et remarqua que l'odeur pestilentielle de ce bar s'était imprimé dans le tissu et par conséquent sur ma peau. Je me dirigeai donc vers la salle de bain et pris une douche. J'ouvris le robinet d'eau chaude et quelques secondes plus tard, je sentais déjà la vapeur sur ma peau. Je desserrai la ceinture de mon pantalon, je dégrafai les boutons et je le retirai, suivi de mon boxer. Ma supposition s'était révélée juste, je sentais le tabac froid à plein nez ! Je baissai le robinet d'eau chaude pour rajouter de l'eau froide, je rentrai dans la douche et je me détendis tellement que je m'assis dans la baignoire au lieu de rester debout.

Mon esprit partait ailleurs, je restai dans cette position durant quelques minutes puis je repris conscience de la situation, je me levai et commençai à me savonner de la tête aux pieds. Je me sentais apaisé et l'odeur de tabac commençait à partir de moi. Je mis le shampoing sur mes cheveux et une fois fini, j'accrochai le pommeau de douche au mur, puis je m'appuyai sur le mur avec mes mains et laissai l'eau couler sur ma tête, puis mon dos, mon bassin, mes cuisses, mes mollets puis aux pieds. Je repensai à Stephen et à cette sensation que j'avais ressentis en le voyant. J'avais déjà ressenti cette sensation auparavant, mais ça ne pouvait pas être ça, je suis un homme, lui aussi, ça ne pouvait sûrement pas être ce que je pensais. Je repensai aussi à son visage, son corps et même ses mains lorsqu'il prenait la tasse de café chaude. Soudain, je sentis des mains froides me parcourir le ventre, je ne pus m'empêcher de sursauter.

« - Ca ne va pas chéri ?
- Je ne t'ai pas entendu arriver.
- Oui, j'ai bien vu que tu étais ailleurs. Ton rendez-vous s'est bien passé ? Est-ce qu'il a accepté de publier ton livre ?
- Oui il a accepté, c'est une bonne nouvelle.
- Ca n'a pas l'air de t'enchanté plus que ça....
- Non ce n'est pas ça, je suis préoccupé...
- Par quoi ?
- Ce n'est rien d'important.... je n'arrive pas à trouver un titre pour mon histoire...
- En effet ce n'est pas important chéri, ce n'est qu'un titre, tu le trouveras bien ne t'inquiètes pas.
- Merci... je t'aime.
- Moi aussi... »

Je me retournai et je l'embrassai tendrement. Je sentis son coeur battre contre le mien, il s'emportait. Elle resserra son étreinte et je fis de même. Ma bouche descendis sur son cou et elle pencha la tête en arrière. Elle leva sa jambe droite et la posa sur mon bassin, je la plaquai contre le mur. L'eau continuais de couler, faisant que monter la température de cet instant. Je sentais ses doigts qui parcouraient mon dos puis descendaient de plus en plus, m'encourageant à me faire plus violent, ce que je fis. Je continuai de l'embrasser et nos respirations se faisaient de plus en plus rapides et fortes. Je savais que j'avais de la chance d'avoir une femme comme elle qui m'aimait de tout son coeur et de tout son être. Je réalisai enfin quelle était la vraie richesse du monde d'aujourd'hui...

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:51

Chapitre 5

Deux semaines s'écoulèrent depuis ma première rencontre avec Stephen. Je ne comprenais pas pourquoi, mais j'avais une certaine hâte de le revoir. Durant ces jours qui, plus ils passaient et plus ils s'éternisaient, je travaillai sur mon roman: j'ai écrit deux ou trois chapitres et travaillé un peu plus les anciens. J'avais envie qu'il soit content de mon travail, non pas parce qu'il est celui qui allait le produire, mais pour une autre raison totalement inconnue. Je me rendais bien compte que je délaissais un peu ma femme au profit de mon travail, mais cela devenait presque une addiction ! J'avais l'histoire qui se déroulait dans ma tête, des idées d'intrigues et de rebondissements divers, toutes aussi bonnes à travailler que les autres et tout cela venait à profusion, au point même que je me demandais si je n'allais pas écrire une suite. En quelques sortes, Stephen m'a beaucoup inspiré, car depuis notre première rencontre, je n'ai jamais passé autant de temps à travailler.

Un jour, une fois l'un de mes chapitres terminés, je décidai de l'appeler pour un rendez-vous professionnel, histoire de voir ce qu'il pensait de l'avancement de mon roman. Je pris mon carnet où je note tous mes numéros, que ce soient amis ou collègues et je composai son numéro. Il y eût deux sonneries et une femme répondit :

« Allô ?
- Oui, bonjour madame, est-ce que je pourrai parler à Mr Richards s'il vous plaît ?
- Je suis désolé, mais Mr Richards n'est pas ici pour le moment, puis-je prendre un message ?
- Est-ce que vous pourriez lui dire de me rappeler sur ce même numéro je vous prie ?
- Bien sûr, c'est de la part de qui ?
- Je me nomme William Slot, un de ses clients.
- Très bien Mr Slot, je lui transmettrai votre message.
- Veuillez m'excuser, mais...à qui ai-je l'honneur de parler ? Excusez-moi si je vous parais indiscret.
- Je suis...Mme Richards, dit-elle avec un ton triste.
- Très bien, merci beaucoup madame, au revoir.
- Au revoir Mr Slot. »

Je raccrochai, puis je me dirigeai vers la cuisine. Je devais me racheter auprès d'Alicia de toutes ces "absences". Je décidai de lui concocter un petit repas romantique et de la traiter comme une reine quand elle serait de retour de son travail. Durant près de deux heures et quelques minutes, tablier accroché et spatule dans la main droite ainsi qu'un gant de protection à la main gauche, je réussis à finir mon repas. Cela tombait bien, car j'entendis les talons-hauts d'Alicia se rapprocher. Je me dirigeai en trombe devant la porte et une fois qu'elle fut derrière la porte en cherchant ses clés, je lui ouvris la porte et lui demandai de fermer ses yeux.

Quand nous arrivâmes dans la salle à manger, elle ouvra ses yeux et elle poussa un grand cris d'émerveillement. Elle se retourna et me demanda la raison de tout ceci, je lui répondis simplement parce que je l'aimais. Il ne dit mot pendant près de deux minutes, elle était sous le choc. Je la fis s'asseoir à la table, comme un vrai serveur de restaurant chic le ferait et je lui présentais l'entrée. La totalité du repas se passa sans que nous nous en rendions compte, jusqu'à ce que le téléphone sonnât. Je décrochai, la voix de Stephen résonna :
« Allô ? William ?
- Oui Stephen, dis-je sur un ton impatient.
- Ma femme m'a passé le message comme quoi tu voulais que je te rappelle, donc me voilà.
- Oui merci de m'avoir rappelé. Je voulais seulement savoir à quand était notre prochain rendez-vous. Je suis disponible n'importe quand, donc de ce coté-ci, il n'y a pas de problème.
- Hum....attend je regarde dans mon agenda ... ... ... ... le mieux serait vendredi prochain, au restaurant « Le Giroflé » ? Tu connais ?
- Oui c'est à deux pas de chez-moi. Vers quelle heure ?
- Est-ce que...18h te conviens ?
- Très bien j'y serais.
- Très bien, dans ce cas je te laisse, ma femme et moi sommes de sortie ce soir, je te dis donc à vendredi William...
- C'est d'accord, à vendredi, au revoir Stephen ! »

Je me dirigeai vers la salle à manger où Alicia commença à débarrasser la table. Je lui demandai de s'asseoir et de me laisser faire, elle était "la reine de la soirée, une reine ne bouge pas le petit doigt", lui dis-je. Je lui racontai alors mon rendez-vous, je fis la vaisselle pendant qu'elle prenait une douche. Une fois mon travail fini, Alicia et moi allâmes nous coucher ensemble, le monde des rêves me tendait les bras, prêt à m'accueillir.

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:52

Chapitre 6

Quelques jours passèrent et celui dont j'attendais impatiemment la venue fit son apparition. Je m'étais levé tôt ce jour-là. Moi qui suis d'habitude quelqu'un qui traîne le plus possible au lit, ce matin-là j'étais le premier, à la grande surprise d'Alicia. Ma femme a d'autant plus été surprise quand elle me vit arriver avec un grand plateau avec dessus deux bols, des tartines, de la confiture et des serviettes. J'étais heureux ! Heureux de vivre, de faire un travail qui me passionne, d'aimer et surtout d'être aimé par une femme si exceptionnelle. Si quelqu'un m'avais proposé les plus beaux trésors que la terre possédait, je n'aurai changé ma place avec personne...

Une fois qu'Alicia eût mangé son "cadeau de la matinée", je me levai et allai prendre un bain. J'étais excité, tendu aussi et un bon bain bien chaud me détendrai sûrement. Du moins c'est ce que je pensais, mais même allongé dans l'eau bouillante, mon état d'esprit restait le même. Soudain, je sentis un courant d'air froid dans ma nuque. C'était Alicia qui avait ouvert la porte. Cette dernière, une fois déshabillé, entra dans la baignoire. Je lui laissai de la place derrière moi et elle commença alors à me masser les épaules, ce qui me fit un grand bien et me détendit un petit peu.

« Tu es tendu aujourd'hui chéri !
- Oui je sais, c'est à cause de mon rendez-vous de tout à l'heure avec Stephen.
- Mais, s'il a accepté de publier ton livre, quel est le problème ? Pourquoi tu es comme ça ?
- Je ne sais pas, je suis nerveux. Comme quand nous avions eu notre premier rendez-vous tu te souviens ??
- Si je m'en souviens ? Je te rappelle que ma robe blanche à encore garder la tâche de vin, dit-elle en riant. Mais dit-toi que ce n'est pas un rendez-vous galant et tout ira bien, à moins que tu ne veuilles me quitter pour lui.
- Je ne pourrai jamais te quitter, tu le sais. Merci chérie, cela dit en passant... »

************************************

L'après-midi passa avec une lenteur déconcertante. Les secondes paraissaient des minutes, les minutes paraissaient des heures et les heures paraissaient des jours. Je regardai la télévision, rien de bien ne passaient ; je lisais un livre, je n'arrivai pas à me concentrer pour pouvoir l'apprécier ; j'écrivais, ce fut une page blanche. Rien ne pouvait m'occuper l'esprit ! Stephen, je repensais à lui : ses yeux, ses traits, ses mains et son sourire. J'avais une grande fascination pour cet homme, sans que je ne sache pourquoi.

Les heures passaient, passaient encore, puis enfin, il ne restait plus qu'une trentaine de minutes avant le rendez-vous avec Stephen. Je me levai, allai dans la salle de bain pour me coiffer convenablement, mis du parfum haut-de-gamme et enfin passer un petit coup de brosse sur mon pantalon noir plein de poils blanc de mon chat. J'enfilai mon manteau et je me dirigeai vers le restaurant, une dizaine de minutes me séparaient de lui, je serai donc un peu en avance mais, comme on dit, mieux vaut être en avance qu'en retard !

J'entrai dans le restaurant et je me dirigeai vers la table que le serveur m'indiqua lorsque je lui dis le nom de la réservation. Là, Stephen m'y attendais déjà. Je m'attendais à ce que je sois seul, histoire de me préparer un peu, mais le temps était vraiment raccourcit pour le coup. Seulement dix mètres me séparaient de lui. Mes mains commencèrent à devenir moites, ma gorge serrée et une légère pellicule de sueur commençai à se former sur mon front. Mais pourquoi je me mettais dans ces états pour un simple rendez-vous d'affaire ?!

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:53

Chapitre 7

Je me rapprochais de la table où se trouvait Stephen, il ne m'avait pas encore aperçut. J'avais la gorge aussi sèche que le Sahara, les mains aussi moites et humides que la forêt amazonienne et j'avais chaud comme si j'étais en enfer. Stephen regardait la carte des vins et plus je me rapprochais, moins j'allais vite. Le restaurant qu'il avait choisi était assez kitch. Les murs étaient rouge opéra, ce qui allait très bien avec les nappes bordeaux et les serviettes roses pâles. Il y avait un orchestre qui jouait le Prélude de Bach au violon, on se serait cru dans un restaurant étoile cinq étoiles, alors qu'il en avait seulement trois. Stephen, quant à lui, portait un costume très élégant praline avec une chemise blanche et une cravate rouge bordeaux, ainsi qu'un pantalon beige foncé.

Soudain, il m'aperçut. Il m'esquissa un sourire, je le lui rendis. Je remarquais que son costume, ainsi que la couleur ambiante de la pièce où nous nous trouvions mettaient son regard d'un vert persan en valeur. Je le saluai poliment d'une poignée de main, il se leva. Je me sentais bien peu de choses comparé à lui avec mon pantalon noir, ma chemise corbeau et ma veste grise. Il était si élégant, moi je ressemblais à un vieux qui venait de sortir de son hospice. Stephen me proposa une boisson car il avait déjà commandé la sienne, il avait l'air d'avoir chaud lui aussi. Le serveur arriva, je lui demandai de m'apporter une carafe d'eau bien fraîche pour nous deux. Il avait un air dans ses yeux que je n'arrivai pas à déchiffrer, il semblait abattu, mais il essayait de le cacher.

" Qu'est-ce qui ne va pas Stephen ? Tu as l'air si...désemparé. Quelque chose ne va pas ?
- Oh ne t'en fais pas, rien de grave. C'est ma femme et moi, comme tu as pu le sentir quand elle t'a répondu, elle est assez en colère depuis quelques temps.
- Non je n'avais pas spécialement remarqué, mais si je peux faire quelque chose, dis-le-moi. Nous pouvons remettre ce dîner à plus tard si tu le souhaites.
- Je crois que de ce coté-ci, ton aide ne me sera d'aucun utilité, dit-il alors sur un ton grave en me fixant dans les yeux et je dois avouer que je ne comprenais pas pourquoi. Ce dîner me permettra de me changer les idées."

Sa dernière phrase était subitement passé du ton grave à un ton plus joyeux, je décidai de ne pas lui gâcher la soirée donc je n'ai pas insisté davantage.

Plus tard, nous avions alors commandé notre repas de la soirée, le serveur arriva avec nos assiettes. J'avais commandé un rôti de biche avec une sauce au vin, Stephen avait choisi le hommard avec une sauce crème et citron. Le serveur arriva quelques secondes plus tard avec, cette fois, une bouteille de vin "Chateau de la Cours 1987", l'un de mes vins préférés (celui de Stephen aussi je présume, car c'était lui qui l'avait commander). Nous commençâmes alors à discuter de mon livre : son intrigue, ses personnages, leur avancé psychologique et aussi de leurs relations. Cette discussion, toutes ces choses, étaient si banales entre un auteur et son éditeur que nous ne pouvions faire autre chose que de sourire mutuellement. Lui et moi étions sur la même longueur d'ondes, je passais un très bon moment en sa compagnie.

Lorsque nous finassâmes nos assiettes et qu'arriva le moment du dessert, Stephen changea complètement de sujet et nous commençâmes alors à discuter de nous, de nos vies et d'autres choses du genre.
"Es-tu accompagné dans la vie William ?
- Oui, je suis marié à la plus parfaite des femmes que la terre puisses porté. Elle s'appelle Alicia.
- Que fait-elle dans la vie ?
- Elle est avocate pour tout ce qui concerne les divorces et autres choses en rapport avec les couples.
- Oh très intéressant...
- Et la tienne ? Dans quel métier excelle-t-elle ?
- Elle est institutrice dans une école pour les enfants en difficultés. C'est vraiment quelqu'un d'exceptionnel, elle a un coeur en or, toujours prête à se donner corps et âmes pour ce qu'elle estime juste.
- Alors, pourquoi cette querelle ?
- ...
- Pardon, excuse-moi je ne voulais pas... c'est sorti tout seul.
- Ce n'est pas grave. »

Je ne posai, aucune question. J'avais très peur de heurter sa sensibilité en lui posant la même question. Nous terminâmes notre repas en silence. Il avait pris un gâteau au chocolat et moi un cheese-cake avec un coulis aux fruits rouges, mon dessert favoris. Une fois la note payée, nous enfilâmes tous deux nos manteaux, car il neigeait à l'extérieur. Soudain, il me regarda avec les yeux emplis de larmes prêtent à tomber. J'avais de la peine pour lui, cette chose qui c'était passé devait être grave.

"La raison pour laquelle me femme et moi sommes en conflit est que je suis tombé amoureux de quelqu'un d'autre ; une larme commença à couler sur sa joue droite et je sentais à sa voix qu'il n'allait pas tarder à finir en sanglot. Je suis un homme honnête et, je ne voulais pas la faire souffrir donc je lui ai tout avoué.
- Ecoute, je ne suis pas un spécialiste en la matière, mais je trouve que tu as eu raison de lui dire. Mieux vaut qu'elle l'apprenne de ta bouche plutôt que d'une autre façon tu ne trouves pas ? Qui que soit cette femme...
- C'est toi, William...
- Quoi ? »

Sans que je comprenne pourquoi, Stephen s'avança vers moi, prit ma tête dans ses mains et m'embrassa tendrement. Je sentis alors une de ses larmes couler sur ma joue, à moins que ce fut la mienne...

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:54

Chapitre 8
Sur le moment, je ne comprenais pas ce qui se passait. Il continuait de m'embrasser et moi, je le laissais faire. Je faisais même plus : je le lui rendais. Lorsqu'il posa ses lèvres sur les miennes, je sentis des papillons dans mon bas-ventre. J'aimais cette sensation ! C'était comme notre premier baiser à Alicia et à moi. Je commençais à ouvrir mes lèvres et il se fit plus insistant. Le baiser ne dura que quelques secondes, mais il me parut duré une éternité, le temps s'était arrêté au moment où il s'est approché de moi. Je sentais ses mains parcourir ma tête puis il descendait sur tout mon corps paralysé par la magie de ce moment.

Soudain, je réalisais ce qui se passait lorsque j'aperçus les regards consternés d'un couple de vieux non loin de nous. Ils devaient sûrement sortir du restaurant, car il me semble les avoir entrevu quand je dînais avec Stephen. Je pouvais comprendre leurs regards, car, après tout, nous étions deux hommes en train de s'embrasser. Je me retirai brusquement, achevant notre étreinte passionnée. Mais que m'arrivais-t-il ? Je regardais Stephen, il semblait perdu et désespéré. Il appela un taxi qui arriva deux secondes plus tard. Il monta dedans sans dire mots, me laissant seul sur le trottoir ; j'étais complètement inerte. J'étais tel une statue. Je ne sais pas combien de temps j'étais resté dans cet état catatonique. Je voyais les gens passer et la neige, sur mes épaules, atteignait presque les cinq ou septs millimètres. Je repris conscience lorsque je vis un petit garçon devant moi qui me fixait. Soudain il me dit en souriant "T'es une statue monsieur ?", là, sa mère l'appela et il partit en direction de cette-dernière. Je commençais à marcher, tout en me débarrassant de la neige sur mes épaules. Que devais-je faire ? Rien ne serait plus pareil entre Stephen et moi, ça ne faisait aucun doute. Je ne savais plus quoi penser. Ces sentiments que j'éprouvais envers Stephen depuis plusieurs jours, était-ce de l'amour ? Comment pouvais-je aimer deux personnes en même temps. Alicia et moi sommes ensemble depuis si longtemps qu'une banalité s'était installé dans notre couple, mais cela n'expliquait pas mon action de tout à l'heure.

Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé ce baiser, mais je le regrettais sincèrement. Je ne revenais pas de ce que je venais d'accomplir. Je repensais alors aux regards effarés du couple de vieux. Que ferait Alicia si elle apprenait ça ? Mais devais-je lui dire ? Je ne savais pas quoi faire. Je pensais que c'était juste un moment de faiblesse, mais même en me disant ça, je savais que les conséquences allaient être néfastes pour moi et surtout pour Stephen, car j'étais à l'origine de la dispute qu'il avait avec sa femme. Je continuais de marcher dans la rue, le trajet ne devait faire qu'une dizaine de minutes, cela faisait une demi-heure que j'étais dans la rue. Mon esprit vaquait dans tous les sens, je marchais sans m'en rendre compte. Je ne savais quelle serait ma réaction quand je serais face à Alicia. j'étais un homme honnête, mais dans le cas présent, valait-il mieux dire la vérité, mais risquer de perdre la femme que j'aimais ? Ou bien la lui cacher en espérant qu'elle ne découvre rien ? J'étais face à un terrible dilemme et il ne me restait plus que quelques secondes pour prendre ma décision finale.

Une fois que le pallier, j'hésitai fortement à entrer. Cependant, il le fallait bien. Je pris une grande inspiration, pris un air qui ressemblait à ma norme, mis la clé dans la serrure et ouvrit la porte de l'entrée aussi doucement qu'un voleur qui essaierait de me dévaliser. Toutes les lumières étaient éteintes, Alicia était sûrement fatigué de sa journée tout comme moi qui était fatigué de mes émotions. Cela me laisser un peu de répit avant la journée qui m'attendait le lendemain, j'avais toute la nuit pour réfléchir. J'entrai dans la salle de bain, je fis couler de l'eau froide et je m'en appliquai sur mon visage et sur ma nuque. J'entrai alors dans ma chambre, Alicia dormait. Je retirai mes vêtements, je les posai à coté du lit et je fis tout mon possible pour ne pas réveiller ma femme. Je m'installai et, soudain, je sentis sa main froide parcourir mon dos au niveau dans ma colonne vertébrale.

« Ton dîner s'est bien passé mon chéri », me dit-elle sur un ton assez endormi. Mon cœur s'emballa de nouveau, je ne savais quoi répondre. Le délai de mon dilemme venait d'être ajourné, pour mon plus grand malheur. Je ne pouvais pas la regarder dans les yeux et, surtout, je ne le voulais pas, car je n'aurai pas su lui mentir. Ma décision était donc prise.

« Rien d'important à dire, c'était un rendez-vous d'affaire normal et sans importance.
- Et c'était pour ce "rendez-vous normal et sans importance" que tu étais aussi excité aujourd'hui ? Tu vois, je te l'avais bien dit que ça ne servait à rien d'être aussi tendu, mais tu as quand même gagné un massage qui était très bon, tu dois le reconnaître.
- Oui, en effet.... »

Elle se retourna puis je suppose qu'elle se rendormit. Quant à moi, je regardais la pleine lune dehors, à travers la fenêtre, les nuages étaient partis. Je repensais une nouvelle fois à Stephen et son baiser, ainsi qu'à cette sensation nouvelle qui m'habitait à présent, sans savoir pour autant sa nature. Sans m'en rendre compte, la lune devenait de plus en plus floue et sombre, signe que mes paupières commençaient à se fermer, Morphée pouvait m'accueillir dans son monde qui, comparé à celui-ci, est un monde d'insouciance...

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:55

Chapitre 9



35°C
Je regardai la rue devant moi, les gens passaient si vite que je ne pouvais même pas voir leurs visages. Le soleil tapait fort à ce moment-là et je me souviens même que je devais retirer ma veste alors que la veille, il avait neigé. Soudain, je sentis des mains sur mes hanches, soulevant délicatement mon T-shirt en coton blanc. Bizarrement, je ne me défendis pas, car j'avais l'impression d'être en parfaite sécurité et que je n'avais vraiment rien à craindre de cette personne. Je ne savais pourtant pas qui était derrière moi, tout ce que je savais, c'est qu'il y avait bien quelqu'un. Les mains de ce mystérieux inconnu se trouvaient sur mes hanches puis remontèrent doucement sur mes côtes. Je ne me retournais pas, voulant préserver ce moment qui me faisait sentir des frissons de plaisir dans tout mon être. Un souffle chaud et parfumé parcourra ma nuque, il avait une odeur puissante et enivrante.

40°C
Malgré cette situation, les gens qui continuaient de passer devant ou derrière moi ne se retournaient pas, ni ne nous lançaient un regard médisant comme ce couple de vieux lorsque Stephen et moi nous nous embrassions. Ils continuaient de passer, et de plus en plus vite à un point tel qu'ils ne devenaient plus que des apparitions floues. Les mains de mon mystérieux inconnu étaient maintenant remontées au niveau de mon torse, laissant apparaître mon corps à la vue de tous. Je ne voyais toujours aucune réaction ne serait-ce qu'infime de la part des passants presque invisibles maintenant. Soudain, je retirai moi-même mon T-shirt. Le soleil tapait sur mon corps et je sentais que la température augmentait de plus en plus à force que mon inconnu faisait monter ses mains sur mon corps. C'est alors qu'elles arrivèrent au niveau de mon visage, je ne pouvais faire autre chose que de me retourner.

45°C
Mon regard se porta en premier vers le bas, ne voulant pas découvrir qui était cette personne qui m'enlaçait depuis quelques minutes déjà. Plus mon regard montait, plus je reconnaissais cette personne. Elle avait les mêmes vêtements que la dernière fois où nous nous sommes vus : c'était Stephen. Une nouvelle fois, sans que je ne m'en rende compte, il m'embrassa de nouveau. Cette fois-ci, je n'attendis pas et je savais parfaitement ce qui m'arrivait. J'ouvris ma bouche et il fit de même. Mes mains se baladèrent sur son corps et je retirai hardiment ses vêtements puis je les jetais par terre. Lui, il continuait de m'embrasser et il retira ma ceinture, je fis de même. Ses lèvres se retirèrent des miennes et virent se mettre sur ma nuque. Une de mes mains caressait le derrière de son crâne et tirai ses cheveux châtains, tandis que l'autre était posée sur son bassin et le collait contre mon propre corps. La chaleur commençait vraiment à devenir étouffante, mais cela ne m'importait pas. Je ne voyais même plus les passants, Stephen et moi étions seuls au monde...

50°C

Stephen me poussa alors contre un mur qui était chaud lui aussi. Il retira mon pantalon et je retirai le sien. Mes mains étaient maintenant sur ses cuisses et les siennes étaient dans mon dos. Il m'incita à me tourner, ce que je fis, mettant fin à notre étreinte. Je cambrai mon dos et lui m'enlaça une nouvelle fois et il entra en moi. Mon plaisir fut si intense que je ne pus m'empêcher de laisser sortir un souffle rauque venant de ma gorge. Il commença ses va et viens en moi, de plus en plus fort et de plus en plus intense. J'entendais que lui aussi prenait du plaisir, car il laissait des gémissements parcourir mes oreilles. Je me redressai et mon dos vint se coller contre sur corps brûlant et en sueur lui aussi. Je tournai ma tête et il fit de même et nous nous embrassâmes une nouvelle fois et je levai mon bras de façon à ce que je réussisse à caresser sa nuque une nouvelle fois. Le plaisir monta, monta et monta encore, la température faisait de même. Je ne pouvais plus me contenir plus longtemps : je me laissais aller et je sentis que lui faisait pareil en moi. Nous nous arrêtâmes un instant pour respirer et sans dire un mot et je me retournais.

0°C

Un vent froid et glacial vint alors me parcourir le corps et la nuit tomba brusquement, il commençait à neiger. Je vis au loin une silhouette dans la lumière d'un réverbère, je courrais vers elle pensant que c'était Stephen. Je me trompais. Plus je m'approchai, plus la silhouette devenait clair et nette, et la personne qui se trouvait devant moi n'était pas celle que j'attendais : c'était Alicia. Les passants refirent leur apparition et cette fois, ils me regardaient tous d'un air choqué, et certains même me montraient du doigt. Je regardai une nouvelle fois Alicia qui pleurait à ce moment-là. Elle s'éloigna de moi, tout en me regardant. Elle restait statique, mais son image s'éloignait de plus en plus et j'avais beau courir pour essayer de la rattraper, cela ne servait à rien. Soudain, j'entendis dans un murmure "Comment ?", c'était la voix d'Alicia. Je courais de plus en plus vite et criais son nom. Mes yeux étaient pleins de larmes et je dus les fermer pour les chasser. Lorsque je les ré-ouvrit, j'étais dans ma chambre, dans mon lit et assis, en sueur. Ce n'était finalement qu'un rêve. J'étais perdu, je ne savais pas quel jour il était, ni quelle heure et qui était à coté de moi dans mon lit. Morphée m'avait joué un sale tour cette nuit.

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:57

Chapitre 10


J'essayais tant bien que mal de me rendormir, mais rien n'y faisait ! L'image de notre étreinte avec Stephen hantait mon esprit et le cri glacial d'Alicia me donnait des frissons dans tout mon être. Mon coeur et ma tête vacillaient entre chaleur et froid polaire. Je continuais de regarder le rayon de lune qui entrait dans la chambre, comme si cet astre pouvait me donner une réponse, stupide ! Je décidai de me lever, tout en faisant attention de ne pas la réveiller, il fallait que je me prépare à l'affronter de nouveau, et cette fois elle sera en pleine possession de ses moyens, elle verra immédiatement que quelque chose ne va pas bien, c'est une qualité que j'ai toujours apprécié chez elle, mais dans ce cas je donnerai n'importe quoi pour qu'elle ne l'aie pas...

Je tournais en rond dans le salon, puis dans la cuisine, dans le couloir, et dans d'autres pièces. J'ai dû faire le tour de l'appartement une bonne dizaine de fois, je ne pensais plus qu'à une seule chose : Stephen. Je ne savais pas ce qui m'arrivait, comment pourrai-je le savoir après tout ? Je n'ai même pas put lutter contre son baiser devant le restaurant, peut-être n'en avais-je pas envie non plus. Tout se bousculais dans ma tête, une vraie torture ! Mon coeur battait fort contre ma poitrine, tellement fort que je pouvais sentir les vibrassions sur mes tempes. Ma respiration était saccadée, comme si je venais de courir le marathon de New-York, je transpirai, je ne me sentais vraiment pas bien, physiquement et moralement. Je m'allongeai sur le canapé et mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes.

************************************************

La seule chose que je me souvenais de ce rêve était un grand vide, énorme, il faisait noir, le néant m'entourait ! Je cherchai la sortie, j'allais de droite à gauche, changeais constamment de direction, j'avais l'impression de ne pas bouger d'un pouce. Soudain, apparut une lumière avec un visage à l'intérieur. C'était trop lumineux pour que je réussisse à distinguer la personne, c'est alors que j'entendis la voix d'Alicia en train de m'appeler. J'ouvris les yeux, je vis son visage, d'habitude souriant, interrogateur. Cette crainte que j'avais la nuit dernière remonta, formant une boule dans ma gorge...

" Pourquoi tu as dormi ici cette nuit ?
- Je...je n'arrivai pas à dormir, j'ai donc marché un peu dans....dans l'appartement et...j'ai dû m'endormir ici.
- Quelque chose ne va pas ?"

C'était la question que je redoutais le plus ! Il fallait s'en douter après tout...elle aurait passé la nuit sur le canapé elle aussi, que je lui aurai posé la même question. Il fallait que je réagisse vite ! J'ai pris ma mine la plus naturelle possible et je lui ai répondu avec un ton calme et posé "J'ai un peu mal à la tête, j'ai dû trop boire hier soir, je vais prendre un cachet et ça passera". Je n'ai pas besoin de vous dire que je voyais dans son regard qu'elle ne m'a pas crue totalement. Je me redressai et elle se pencha vers moi pour m'embrasser, elle le fit. Je me sentais coupable, même si ce qui s'était passé hier soir n'était pas de ma faute, du moins pas entièrement.

"Bon, je dois aller travailler, repose-toi un peu mon chéri, je t'aime !
- Merci, je t'aime aussi
- Je te dis à ce soir, je t'appellerai dans la journée pour voir comment tu vas
- Très bien, à ce soir !"

***************************************

La journée se déroula comme nuit qui l'a précédée ! Je tournais en rond dans l'appartement, mais comment faire passer le temps plus vite ? Mes yeux restaient fixés sur le téléphone, l'envie de téléphoner à Stephen était insoutenable, il fallait que je lui parle, comprendre ce qui s'était passé. Ne pouvant plus me retenir plus longtemps, je me dirigeai vers le téléphone, mais celui-ci me prit de court ! Il sonna, j'hésitai à décrocher, mais je le fis quand même, avec une boule dans le ventre.

" Allo ?
- ...
- Allo ?
- ...
- Stephen ?"

Mon interlocuteur raccrocha, je n'ai pas pu savoir qui était cette personne. Soudain, le téléphone sonna de nouveau. Sans hésiter cette fois, je le décrochai, espérant entendre SA voix.

"Stephen ?
- Non c'est Alicia. Je t'appelle pour savoir comment tu vas. Tu te sens mieux ?
- Oui chéri, merci beaucoup.
- Tu attends un coup de téléphone de ton éditeur ?
- On peut dire ça comme ça, oui...
- Très bien, je vais raccrocher alors, je ne vais pas te déranger plus longtemps, je te fais de gros bisous et à ce soir mon amour !
- Ok, à ce soir chérie !"

Mon coeur recommença à battre fort dans ma poitrine, je me demandais même s'il n'allait pas sortir de ma poitrine. Je restai là, immobile, mon esprit étant sûrement ailleurs, peut-être avec LUI. Soudain, le téléphone sonne de nouveau, je sentais au plus profond de moi que c'était lui, je ne saurai pas l'expliquer, mais il n'y avait qu'une seule façon de le savoir !

"Allo ?"

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:58

Chapitre 11


Ma respiration commençait à s'accélérer, j'avais l'impression que mon coeur cherchait à s'extraire de ma poitrine ! Je n'attendais qu'une seule réponse, SA réponse, SA voix !

« Stephen, dis-je d'une voix faiblarde.
- ...
- Stephen si c'est toi, parle-moi ! Nous devons discuter de ce qui s'est passé hier soir !
- ... , j'entendis cependant un léger souffle, rauque, différent de celui de Stephen, plus grave.
- Qui est à l'appareil ?
- Crève !" »

Puis mon interlocuteur raccrocha. Je n'avais pas reconnu sa voix, car elle était brouillée, comme on peut le voir dans les films grâce à un dispositif de façon à ne pas pouvoir identifier l'interlocuteur, mais je sentais néanmoins beaucoup d'agressivité et de brutalité, mais qu'avais-je fait pour avoir déclenché pareille colère chez quelqu'un ? Pourquoi cette personne m'en voulait-elle ? C'était peut-être une blague de mauvais goûts, peu importe, je n'avais pas le temps de penser à ça, je nageais dans l'incompréhension la plus totale !Les heures passèrent et nous étions maintenant au début de la soirée et Alicia n'allait pas tarder à rentrer de son travail et, rien qu'à l'idée de penser à cette "confrontation", mon humeur n'allait pas en s'améliorant ! Tout d'un coup, j'entendis la voiture entrer dans l'allée commune, les petits cliquetis de la voiture avec les six secondes d'intervalles, le bruit des talons-hauts d'Alicia sur les dalles puis sur le marbre du couloir de l'immeuble, tous ces petits bruits autrefois plaisants me donnaient aujourd'hui des frissons de terreur et d'anxiété. Elle entra la clé dans la serrure, la tourna, ouvrit la porte et se dirigea vers le salon, là où je me trouvais.

« Coucou mon amour, me lança-t-elle sur un ton excédé.
- Coucou chérie ! Ta journée s'est bien passée ?
- Oh m'en parle pas, elle posa ses jambes sur les miennes et me fit signe de lui faire un massage des pieds comme à l'accoutumé. J'ai dû assister au divorce d'un couple de retraités qui se partageaient leurs biens, j'avais l'impression d'être un arbitre dans un match de catch ! Il y a d'abord le mari qui... »

Elle continua son histoire, pendant que moi je lui pris les pieds et lui fis ce massage qu'elle attendait. Je la regardai, comme à mon habitude lorsqu'elle me racontait ses journées exténuantes. Je ne faisais même pas attention à ce qu'elle disait cela dit en passant, et, pour être honnête, je n'en avais rien à faire. Stephen, son visage et notre baiser restaient en moi, ancrés dans mon esprit et ma mémoire.

"...et puis, du coup, le procès s'est fini assez tard et tout le monde en avait marre, je pense même que Paul, d'un naturel patient avait hâte d'en finir ! Tu as l'air ailleurs chéri, tu vas mieux au fait ? Je te parle de moi, mais toi, raconte-moi un peu ta journée !
- Pardon ? ... Oh...euh...bah tu sais, j'ai passé la journée au lit, malade comme un chien. Je me suis levé sur les coups de 15h, j'ai pris une douche et j'ai essayé de continuer mon roman, rien de très passionnant quoi...
- Tu m'as l'air bizarre depuis hier soir...tu es sûr que ton rendez-vous s'est bien passé ? Oh non ! Mr Richards a refusé de publier ton livre !
- Non ce n'est pas ça, j'ai passé une soirée....intéressante dirons-nous ! Nous avons discuté de tout, de rien, puis on s'est...comment dire...découvert quelques points communs à propos de la littérature occidentale, ce genre de choses.
- Oui, tout ce que je ne comprends pas entre autre ! Bon, je vais te préparer mon fameux bouillon de poule mon amour ! Ne bouge pas je reviens, je vais te soigner !"

Sur ces mots, elle s'éloigna et prit la direction de la cuisine. Mon petit numéro avait l'air d'avoir marché, elle ne semblait pas se douter de quelque chose. Mais cette situation était insoutenable ! Je ne supportais pas de devoir lui mentir, et puis après tout, c'était Stephen qui m'avait embrassé, pas l'inverse, elle n'avait pas de raison de m'en vouloir ! Pris dans cet élan, je me suis décidé à lui dire la vérité ! Je la rejoignis et allait l'appeler quand le téléphone sonna, je repris la direction du salon et décrochai.

"Allo ?
- Allo, Stephen ? C'est Rémi !
- Ah salut Rémi ! Tu veux parler à Alicia je suppose...
- Oh, peu importe, je voulais vous passer le bonjour et voulais vous inviter à une petite fête que j'organise samedi soir, en comité restreint bien sûr, nous serons...10 ou 15 personnes tout au plus !
- Euh...je ne sais pas, il faut que j'en parle à Alicia, elle fait la cuisine là, elle me prépare son fameux bouillon de poule, qu'elle tient de votre mère je suppose !
- Ah le fameux bouillon de poule de maman ! Toi, tu dois avoir attrapé quelque chose ! Bon, je ne vais pas vous déranger plus longtemps, je suis assez pressé, tenez-moi au courant vous-deux !
- Ce sera fait, au revoir Rémi !- Au revoir !"

Puis Rémi raccrocha. Ce type était peut-être mon beau-frère, mais il me faisait toujours peur. Je ne saurai comment l'expliquer, il dégage quelque chose de pas très net, et cela depuis que je le connais. De plus, son passé ne joue pas en sa faveur, car Alicia m'a avoué que son frère était allé en maison de correction étant jeune, pour je ne sais quelles raisons, mais désormais, et cela depuis que je le connais d'ailleurs, il semble s'être assagit, il a un travail comme informaticien dans une entreprise d'import-export de marchandises. Je ne l'aimais pas tellement, mais je ne disais rien car je ne voulais pas créer de dispute avec Alicia, en ce moment, c'était vraiment ma pire crainte. Apparemment, mon élan d'honnêteté était partie car je ressentais de nouveau cette crainte et cette boule dans ma gorge.Je me dirigeai vers la cuisine et parlais de l'idée de la fête de Rémi à ma femme qui acquiesça avec un grand plaisir, comme je m'en doutais, elle adorait son frère ! Quelques minutes plus tard, elle m'apporta mon bol de bouillon. Par la suite, voyant que j'étais exténué, elle me conduisit dans la chambre où elle me fit un de ces célèbre massage qui me plaisait tant ! Puis, sans m'en rendre compte, je parvins à m'endormir, espérant que Morphée soit plus clément cette nuit, histoire de pouvoir enfin me reposer et avoir une nuit tranquille !

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Ven 22 Juil - 20:58

Chapitre 12

Le rêve de cette nuit était semblable à celui qui torturait mon esprit depuis ces derniers jours...il y avait Stephen, cette chaleur étouffante, ce plaisir intense et vînt ensuite le froid glacial et Alicia qui s'enfuyait en courant, pleurant de toutes ses larmes. Si je voyais un psychologue, je ne savais que trop bien ce qu'il me dirait, que j'éprouvais une attirance pour Stephen et que cela me faisait culpabiliser et me rendait totalement coupable de mes propres sentiments et mes propres pulsions, ce qui fait de moi un Homme, tout simplement. Je ne pouvais toujours pas mettre un nom sur ce que je ressentais pour Stephen, mais je savais que je ne voulais plus ressentir cela, c'était trop difficile. Je me sentais comme si j'étais posté au-dessus d'une crevasse énorme et que je devais choisir vite un côté ou mourir. Le côté que je choisissais était celui d'Alicia, sans réfléchir une seule seconde, mais une partie de moi, je l'avouais, serait bien allée de l'autre côté. De plus, le manque de nouvelles de la part de Stephen commençait à devenir très pesant, deux semaines s'étaient écoulées depuis notre...baiser en face du restaurant, et il ne m'avait pas appelé une seule fois, ne répondait plus à mes coups de téléphones et je ne voulais pas risquer d'aller chez lui, car je savais qu'il avait de gros problèmes avec sa femme...et ça à cause de moi, à cause de ses sentiments pour moi. Voilà encore une raison de me sentir coupable de tout le mal qui était engendré par cette situation...je ne savais plus quoi faire, j'étais perdu, et mon roman qui n'avançait plus...

En me réveillant ce matin-là, le jour de la fête de Rémi, je me sentais, bizarrement, bien. Du moins, normal. J'essayais de laisser l'histoire "Stephen" de côté, j'y arrivais plus facilement, l'eau ayant coulé sous les ponts, bien que je n'oublie pas. Cette journée se passa normalement, bien que je regardais encore le téléphone, peut-être que...J'ai recommencé l'écriture de mon roman, dont je n'avais toujours pas de titre d'ailleurs, mais ce que je faisais ne me plaisais pas assez pour que je puisse conserver mes écrits. Ensuite, la fête de Rémi étant à 21h, il ne me restait plus que deux heures avant d'y aller, il fallait donc que je me prépare car, comme me le dit si souvent ma tendre et chère, je mets beaucoup de temps à me préparer, car j'aime être présentable, même si cela était pour une fête quelconque avec des personnes que, j'en étais sûr, je ne reverrai jamais, question de principe...Je me fis couler un bon bain chaud, me lava. Ensuite, avec pour seule serviette autour de ma taille comme vêtement, je cherchais quelque chose à me mettre dans la penderie. Un ensemble assez sobre, parfait pour ce genre de soirée, qui était composé d'une chemise mauve, d'un pantalon noir et de chaussures noires vernies, rien de bien compliqué, mais c'est ce que j'aimais, la simplicité. Alicia entra dans l'appartement après sa journée de travail, et, voulant arriver à temps à la soirée de son frère, elle ne prie même pas le temps de m'embrasser et partit tout de suite sous la douche. Elle en sortit quelques minutes après et s'habilla, nous étions fin près. Nous montions dans la voiture, en route pour 45 minutes de voitures pour la soirée de Rémi !

Après plus d'une heure dans les bouchons de la ville, Alicia qui n'arrêtait pas de râler contre les autres automobilistes, nous arrivâmes enfin chez Rémi ou la fête avait déjà bien commencé. Nous sonnâmes à la porte et Rémi vînt nous ouvrir, avec son grand sourire qui me faisait froid dans le dos et faisais ressortir sa balafre sur sa joue droite, ancienne blessure de sa jeunesse d'aprèsAlicia, et je ne voulais pas en savoir davantage. Comme prévu, je ne connaissais quasi personne dans cet endroit, juste deux ou trois des amis à Rémi que j'avais croisé lors de fêtes antérieures. Nous bavardâmes de tout, de rien, de la pluie du beau temps, rien de très passionnant. Je voyais Alicia qui s'amusait beaucoup car, bien sûr, elle connaissait beaucoup plus de monde que moi, et la voir rire me faisait sentir bien. La musique était pas mal aussi, et quand vînt le moment des slows, Alicia se précipita sur moi telle une furie et, en m'agrippant le bras sans même me demander si je voulais ou non danser, nous étions déjà au milieu de la piste. Je n'aime pas danser, je me sens mal à l'aise au beau milieu de tant de personnes, mais s'il ne fallait que ça pour lui faire plaisir, ce que femme voulait, femme l'avait ! Après deux ou trois danses qui me paraissait bien longue, vînt le retour de la musique normale etindansable de ce qui se fait aujourd'hui, ce qui m'arrangeait beaucoup d'ailleurs. Je restais là, assis près du bar, un verre de punch à la main. J'ai abusé de cette boisson à cette soirée d'ailleurs, je ne savais pas alors à ce moment-là que j'allais autant le regretter...

Je me rendis compte à ce moment-là que j'avais pas mal abusé sur la boisson, je décidai donc d'aller prendre un peu l'air, cela me permettra de me calmer et de réfléchir à ce que j'allais faire par la suite, car je ne pouvais pas laisser cette situation avec Stephen telle qu'elle était en ce moment, ne serait-ce que pour le travail. J'ouvris donc la porte, et l'air frais du soir me faisait un grand bien. Je m'adossais contre un mur et une légère brise se leva, parcourant ainsi mon visage et ma nuque, ce qui me donna un frisson. Je repensais encore et toujours à Stephen, à ce redondant duel auquel j'étais confronté avec moi-même et mes sentiments. Seulement, je ne restai pas seul très longtemps car mon beau-frère vînt me rejoindre, une cigarette à la main, son sourire au coin des lèvres.

"Alors beau-frère, la vieillesse te gagne ?
- Je crois que j'ai un peu forcé sur le punch ce soir, je suis juste venu prendre l'air un petit peu.
- Tu tenais mieux l'alcool avant !
- Mais j'ai plus 20 ans.
- C'est bien ce que je dis !"

Et nous éclatâmes de rire ensemble. Ensuite, nous parlâmes des nouveautés, de son travail, du mien, de la famille, rien de trèspasisonnant une fois encore. Après plusieurs minutes, Alicia ouvrit la porte et nous gratifia de son sourire, resta un peu avec nous et nous recommençâmes à discuter. Alicia rentra dans la maison, se plaignant de la fraîcheur ambiante, nous laissant Rémi et moi seuls de nouveau. C'est alors que Rémi me dit de le suivre derrière et qu'il avait quelque chose à me montrer. Il me raconta qu'il avait une collection assez spéciale qu'il avait commencé depuis longtemps, d'une grande valeur pour lui. Nous entrâmes dans un son hangar et là, j'aperçus trois hommes fumant de gros cigares, assis sur des fauteuils bon-marchés qui me regardaient avec insistance, et je me sentais mal à l'aise. Encore plus quand j'ai appris que la collection de Rémi était un grand assortiment de battes de baseball. Ses amis se levèrent tous en même temps et un de ces malabars se posta devant la seule sortie existante.

"Euh...Rémi, qu'est-ce qui se passe ? Il faudrait mieux retourner à la fête, Alicia va s'inquiéter si elle ne nous voit pas...
- T'en fais pas pour ma soeur, elle est bien occupée. Tu vois Will, cette collection me tient particulièrement à coeur, disait-il en caressant le bout de sa batte. Cette batte a été signé par mon joueur préféré quand j'étais gosse, je la considère un peu comme mon porte-bonheur.
- Rémi, laisse-moi sortir, tu joues à quoi là ?
- T'as raison, trêve de blabla, allons à l'essentiel. Je sais ce que tu as fait, devant un restaurant, avec ton...copain ?
- Ecoute, c'est un malentendu, c'est lui qui m'a....
- Oh ça va, peu importe qui a commencé, ce qui est fait est fait Will, faut en payer les frais. Mon ami, qui est juste derrière toi, vous a vu vous embrasser pendant de longues minutes, et tu prenais ton pied à sentir les mains de ce mec sur toi ? Tu me dégoutes! Si un jour on m'avait dit que tu étais une sale pédale.....
- Je ne suis pas homo ! Je ne m'attendais pas à ça, je te le jure !
- Imagine la réaction d'Alicia si elle apprenait cette horreur ! Encore une femme, j'aurai compris, l'ayant fait moi-même, mais un mec !Will ! Un mec !!
- Ne mêle pas Alicia à cette histoire !
- Mais elle a tout à voir avec cette histoire Willy, il faut payer. Je ne lui dirais pas, mais il va quand même falloir payer !"

Sans que j'y puisse faire quelque chose, l'homme posté derrière moi me saisit par la taille si fort que me débattre aurait été inutile. Je suppliais Rémi de me laisser partir, que je dirai tout à Alicia, que je ferai n'importe quoi, mais rien ne changea, il était toujours aussi déterminé. Il prit sa batte à deux mains, l'un de ses amis me couvrit la bouche avec un morceau de tissu et là, il me porta le coup fatidique aux jambes. Je m'écroulais par terre, les larmes sortaient de mes yeux, je criais de toutes mes forces mais personne ne pouvais m'entendre. Ils me ruèrent tous de coups, de pieds, de main, ils me poussèrent contre le mur, prirent d'autres battes. Je croyais que j'allais mourir. J'avais tellement mal que je ne sentais même plus les coups qu'ils me donnaient, la douleur était tellement forte que je commençais à m'évanouir, mais ils ne me laissaient pas partir, ile me réveillèrent à chaque fois ! Une fois qu'ils eurent finis, j'étais par terre, agonisant dans une marre de sang. Je ne pouvais plus bouger, j'étais à demi-conscient, mais je parvînt quand même à entendre Rémi me dire "Te voilà prévenu, si tu parles de ça à qui que ce soit, je te crève !". Ensuite, Rémi alla vers ses amis, je n'entendais pas ce qu'ils disaient, mais l'un d'entre eux repris une batte et frappa Rémi également. Ils prirent mon portefeuille et sortirent de la pièce. C'est la dernière chose dont je me souviens de cette soirée....

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MessageSujet: Re: Love Earth : A Prescription Love   Dim 25 Sep - 21:27

Chapitre 13

En rouvrant les yeux, je me rappelle de ces lumières aveuglantes au-dessus de moi, ce qui me fit fermer les yeux à nouveaux et, ainsi, les ténèbres reprirent le dessus sur moi. Je me souviens d'une parole : "apportez une poche de plasma A positif", ce qui devait sûrement être pour moi maintenant que j'y repense. Lors de mon réveil, j'étais très désorienté, je ne savais pas du tout où j'étais, ni depuis quand, ni par quelle façon j'étais arrivé ici. J'étais seul, dans cet endroit que je reconnue fort aisément : c'était une chambre d'hôpital. J'essayai de me redresser sur mon lit quand, soudain, je sentis une énorme douleur au niveau de mes côtes et de ma nuque. J'avais des fils branchés un peu partout sur mon corps, tous reliés à un moniteur qui faisait ses incessant "bip-bip" et à une perfusion de sang et d'un liquide dont je ne distinguais pas le nom. Je devais sûrement revenir de loin comme on pourrait le dire. C'est alors que quelqu'un entra dans ma chambre et je reconnue, au son des pas et de leur cadence, que c'était Alicia. Elle vit que j'étais éveillé et elle se précipita sur moi en pleurant et en me criant qu'elle avait eut tellement peur lorsqu'elle m'avait découvert sur le trottoir, inerte. Je ne me souvenais de rien de ce qui s'était passé à ce moment-là, le choc avait sûrement dût être très violent...

Une fois mes esprits un tant soit peu retrouvés, j'essayais tant bien que mal de demander à Alicia ce qui m'était arrivé, mais je ne sortis qu'une sorte de bafouillage. Lorsqu'elle comprit où est-ce que je voulais en venir, elle me répondit qu'un brigand m'avait agressé dans la rue et m'avait volé mon portefeuille, ma montre et mon alliance, ce qui parut grandement la toucher, ce que je comprenais car j'en éprouvait le même sentiment. Elle ajouta que Rémi était dans le même cas, mais qu'il était cependant moins touché que moi. Ce prénom raviva en moi le souvenir de cette soirée chez lui, tout me revenait en mémoire par petites bribes, l'agression de la part de Rémi, la complicité de ses amis et tout le reste...je ne pouvais pas en parler à Alicia, elle ne me croirait pas de toutes manières et même si, je devrai lui expliquer le pourquoi du comment, ce qui incluait donc Stephen au tableau, notre baiser, et cela n'était vraiment pas envisageable. Je ne sais pas si c'était l'impact de ces souvenirs au bien la morphine, inscrite sur l'étiquette de la perfusion que je parvins à déchiffrer, mais je me sentais soudainement faible et je me vis partir d'un seul coup...

Quand j'ouvris les yeux à nouveau, à ma grande stupéfaction ce n'était pas Alicia ou quelqu'un d'autre de mes proches auxquels on aurait pu s'attendre en de telles circonstances, qui était présent. Sans même avoir vu son visage, je sentais son parfum, sa posture, c'était Stephen. Il était là, assis sur cette chaise, endormie, sa tête posée non loin de mon bras gauche, je sentais sa respiration sur ma peau. Sa main était posée sur la mienne, mais je ne la retirai pas, j'aimais ce contact, cette douce chaleur. Sans doue m'avait-il sentis bouger car il s'éveilla, doucement. Nos regards se croisèrent et, sans dire un mot, je vis dans ses yeux toute la tendresse et la compassion qu'il me portait, et cela me réchauffait le coeur à un tel point que j'en oubliaisresque la douleur qui m'habitait. Il faisait nuit, et le clair de lune illuminait ma fenêtre de ses rayons, donnant un aspect plus qu'angélique à Stephen. Ce moment ne dura pas longtemps, car une autre personne entra dans la pièce, et Alicia apparut. Stephen retira sa main de la mienne et moi, parvenant à rassembler mes efforts, je commençais à discuter avec eux-deux :

"Stephen, mais...que fais-tu ici ?
- C'est...
- C'est moi qui l'ai appelé pour l'informer de ce qui t'es arrivé mon chéri. M.Richards a tenu à faire le déplacement pour te voir, répondit Alicia, toute fier de son acte.
- Ce...ce n'étais pas la peine, dis-je faiblement à Stephen.
- J'y tenais, en tant qu'éditeur, je tiens à veiller moi-même sur l'état de mon auteur favoris."

Il dit cela sur un ton si joyeux et plein d'entrain que j'en souriais également, me faisant oublier tout ce qui s'était passé durant ces dernières semaines, ne serait-ce que pour quelques secondes, et ça me faisait du bien, beaucoup de bien. Nous restâmes là, tous les trois, dans cette chambre, durant plusieurs minutes, et mon regard ne se détachait pas de celui de Stephen qui répondit avec une telle aisance aux questions d'Alicia, comme si rien ne s'était passé là-bas, devant le restaurant. Alicia ne manqua pas de remarquer que je voulais discuter avec Stephen en privé et elle prétexta aller voir son frère dans la chambre d'à côté pour "nous laisser discuter mon patron et moi". Dès qu'elle quitta la pièce, un long, très long silence s'installa. Personne ne se regardais, la tension était à couper au couteau. Dans un élan de courage, je me décidai donc d'entamer la discussion avec lui, mais sur quel sujet ?

"Alors, comment vas-tu depuis la...dernière fois ?
- Euh...et bien...pas grand-chose à vrai dire, me répondit-il timidement.
- Bien...bien...
- Ma femme et moi avons signé les papiers du divorce !
- Oh ! Je suis désolé de l'apprendre, surtout que, dans un sens, c'est de ma faute.
- Ne t'en fais pas, ça n'allait plus depuis quelques temps de toutes manières, ce n'était qu'une question de temps...
- Ecoute, à ce propos, ce qui s'est passé au restaurant...
- N'en parlons plus, je n'aurais jamais dû mais je me disais que j'avais déjà tout perdu, acte d'un désespéré...alors selon moi je ne risquais rien, dit-il en prenant une légère esquisse au coin de ses lèvres, mais son regard disait toute autre chose.
- J'espère seulement que cela n'entachera rien à notre collaboration, dis-je également en souriant légèrement, pour détendre un peu l'atmosphère.
- Ne t'en fais pas non plus pour ça..."

Nous sourîmes ensemble puis, à nouveau, un silence s'installa, moins pesant cependant maintenant que les choses s'étaient clarifiées. Après plusieurs minutes de silence, nous nous regardâmes une nouvelle fois, longuement, comme si nous communiquions avec ce simple regard et, sans que j'y comprenne quoi que ce soit, Stephen se leva, prit ma main et m'embrassa comme la première fois, Notre première fois. Cette fois-ci était cependant différente ; ce baiser, j'en avais tellement rêvé ces dernières nuits que je ne me contentais pas seulement de le subir cette fois-ci, mais je le lui rendais, si ce n'était pas plus... L'une de mes mains était blottie dans la sienne, tandis que l'autre se dirigea vers son visage pour le caresser, emportant en même temps les fils qui me reliaient à la machine, me faisant terriblement mal, mais le bonheur de ce moment effaça immédiatement cette sensation. Son autre main se colla également sur mon visage, elle était chaude, entre et en même temps puissante, c'était une nouvelle sensation, bien différente d'Alicia, plus protectrice, plus...masculine. J'aimais tellement ce contact que j'en appuyais mon visage au creux de sa paume, la sensation devenant plus forte. Stephen mit fin à notre baiser, recula son visage et je gardai les yeux fermés, comme pour graver ce moment dans ma mémoire. Il mit également fin au contact entre sa main et mon visage, retira son autre main de la mienne. Je sentis alors une sensation que je connaissais déjà, pour l'avoir rêvé à plusieurs reprises, un froid glacial apparut, je me sentais seul. J'avais toujours les yeux fermés, mais je sentis une présence qui allait maintenant devenir un grave problème...

"C'était donc vrai, dit une voix féminine que je ne connaissais que trop bien, les larmes dans la voix."

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